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03/09/2016

Quand vous regardez votre téléphone, qui regarde la route ?

David roule tranquillement en centre ville. Alors qu’il est au volant, il ne résiste pas à l’envie de lire un message qu’il vient de recevoir. Ces quelques secondes d’inattention vont être irréversibles. Il ne verra pas Julie, cette jeune fille qui traverse devant lui... elle rentre du collège...

En cette période de rentrée scolaire, la Sécurité routière diffuse, à partir du 4 septembre, un nouveau film de sensibilisation sur le téléphone au volant. Dans ce contexte, ce film met en valeur l’importance de rester concentré sur la route : « Quand vous regardez votre téléphone, qui regarde la route ? »

Un conducteur sur dix reconnaît, en effet, lire ou écrire des messages en conduisant. Cette pratique interdite nécessite de quitter au moins 5 secondes la route des yeux, soit une distance parcourue de 70 m en ville (à 50 km/h), et multiplie le risque d’accident par 23.

ÉCOUTER LE SPOT RADIO                                                                                 VOIR LA VIDÉO  

http://www.securite-routiere.gouv.fr/en-parler-agir/des-solutions-pour-agir/10-conseils-pour-s-empecher-de-telephoner-au-volanthttp://www.lebureaudecom.fr/securiteroutiere/cp_emailing10_aout2016_chiffres.html

 

 
 
 

23/10/2015

Jeunes

Sur la route, chaque prise de liberté avec la règle, chaque comportement à risque peut mettre en péril votre vie, celle de vos passagers et celle des autres usagers de la route. Être bien conscient des risques et adopter une conduite responsable reste le meilleur moyen d’éviterdes drames.

Alcool

  • Responsable d’1 accident mortel sur 3, l’alcool a causé la mort de 331 jeunes ayant entre 18 et 24 ans en 2010.
  • Même à faible dose, l’alcool agit directement sur le cerveau : le champ de vision rétrécit, les réflexes diminuent, la coordination des mouvements est perturbée…
  • Si vous avez bu, ne prenez pas le volant ou passez-le à quelqu’un de sobre. Refusez de monter dans le véhicule d’un conducteur qui a bu. Avant vos soirées, choisissez un “Sam”, le conducteur qui ne boit pas qui raccompagnera tout le monde.

Cannabis

Conduire sous l’effet du cannabis entraîne des risques majeurs : moindre capacité à contrôler la trajectoire, temps de réaction allongé, déficit des mécanismes d’attention et de vigilance, fausse sensation de sécurité.

Vitesse

Pendant les trois premières années qui suivent l’obtention du permis probatoire, le nouveau conducteur ne doit pas dépasser
  • 110 km/h sur autoroute
  • 100 km/h sur route à chaussées séparées
  • 80 km/h sur route
Cette durée est ramenée à deux ans pour ceux qui ont pratiqué l’apprentissage anticipé de la conduite.
En roulant vite :
  • Vous réduisez votre champ de vision
  • Vous risquez de perdre le contrôle de votre véhicule
  • Vous vous exposez à davantage de fatigue et à la perte de vigilance

Fatigue

La fatigue et la somnolence sont des dangers bien réels sur la route et pourtant sous-estimés. Signes annonciateurs : picotement des yeux, raidissement de la nuque, douleurs de dos et regard qui se fixe, difficulté à rester éveillé avec risques d’endormissement… autant d’alertes qui doivent vous convaincre de vous arrêter et de vous reposer.
Si vous n’êtes pas seul(e) dans votre véhicule, et si votre passager a le permis de conduire, passez-lui le volant !

Choisir Sam !

Une soirée, ça se prépare ! Pour rentrer chez vous sain et sauf, désignez Sam parmi vos amis avant de sortir (tirage au sort, jeux, volontariat…). Sam c’est le conducteur qui ne boit pas. Une fois choisi, votre ami Sam s’engage à rester sobre afin de pouvoir vous ramener en toute sécurité et surtout en vie.
Pour en savoir plus sur Sam : www.ckisam.fr


Jeunes et Sécurité routière

Dépliant jeunes
(pdf - 1,33 MB) - 26/05/2012 | Télécharger le fichier

11/07/2015

La vérité sur la mortalité routière

Les pouvoirs publics et la plupart des associations pour ou contre l'automobile préfèrent les discours simplificateurs, les autojustifications et les anathèmes à la réalité complexe de la sécurité automobile.

Plutôt que de s’attarder sur les discours simplificateurs ou autojustificateurs des pouvoirs publics, sur les anathèmes des associations diverses qu’elles soient autophobes ou au contraire incapables de reconnaître les dangers de la circulation automobile, il vaut mieux se pencher sur la réalité, c’est-à-dire les chiffres de la mortalité routière en France en 2014 et ce qu’ils signifient.
Comme toute statistique, il faut l’étudier en connaissance de cause. Savoir que dénoncer une augmentation des accidents, des blessés et des morts n’a pas grande signification si dans le même temps il n’existe pas de chiffres sur l’augmentation ou la baisse de la circulation, du nombre de véhicules sur les routes et des kilomètres parcourus. Sans ces données, les comparaisons ont peu de sens. Il faut considérer aussi avec certaines précautions les causes de mortalité telles qu’elles sont indiquées par les forces de l’ordre. Quand elles sont difficiles à identifier, gendarmes et policiers mettent en cause de façon assez automatique la vitesse excessive. Il est difficile de démontrer le contraire et cela cadre parfaitement avec le discours des pouvoirs publics qui pour justifier la multiplication des radars et la manne que cela représente laissent entendre que la vitesse reste le facteur essentiel à l’origine des accidents. Ce qui est faux et depuis longtemps. C’est évidemment et mécaniquement un facteur aggravant sur les conséquences d’un accident, c’est de la physique de base, pas forcément la cause de la collision ou de la perte de contrôle du véhicule.

Alcool et drogue

Les rares experts indépendants en France (c'est-à-dire qui ne sont pas payés par un organisme public ou par une association financée par les deniers publics) et bon nombre d'experts hors de France expliquent que la sécurité routière est une équation très complexe, qu'elle ne se résume pas à une simple question de vitesse qui n'est qu'un facteur parmi d'autres de la mortalité sur les routes et pas le plus important en France aujourd'hui, loin de là. Cela apparaît très clairement dans les statistiques de 2014
L’alcool a été l’an dernier la première cause de mortalité sur les routes. Ainsi 28% des personnes tuées l’ont été dans un accident où au moins un conducteur avait un taux supérieur à 0,5g/l. Les stupéfiants suivent de près. La présence de drogues a été décelée dans 23% des accidents mortels. Alcool et drogues sont ainsi à l’origine de plus de 50% des morts sur la route. Le non port de la ceinture de sécurité est à l’origine de 21% des tués chez les automobilistes et la fatigue, la somnolence seraient en cause dans 9% des cas.
En tout, le nombre de tués sur les routes française a augmenté de 3,5% par rapport à 2013 et 3.384 personnes ont ainsi perdu la vie. C’est 116 de plus qu’en 2013. Sur ces 3384 morts, 1.663 soit moins de la moitié se trouvaient dans des voitures, 625 sur des motos, 499 à pied, 165 sur de petits deux-roues à moteur, 159 des vélos et le reste des camionnettes, des camions et autres.
Les deux-roues sont en proportion les victimes les plus nombreuses. Les deux roues motorisés représentent 43% des blessés graves et 23% des personnes tuées alors qu’ils ne comptent que pour 2% du trafic motorisé. Et le danger pour les deux roues est moins lié à la vitesse. Même à 30 ou 50 kilomètres heures tout accident est potentiellement mortel pour un deux-roues.

S'attribuer des succès

Cela n’empêche pas les pouvoirs publics et les associations qui luttent pour la sécurité routière de ne cesser de stigmatiser la vitesse. C’est facile et peu importe si cela ne correspond pas à la réalité. En matière de sécurité routière, les pouvoirs publics ont toujours cherché à s'attribuer des mérites et des succès qui sont loin de leur revenir. Ainsi, la baisse quasiment continue des accidents sur les routes, du nombre de blessés et de morts depuis les années 1970 en dépit d'une augmentation considérable du nombre de véhicules et des kilomètres parcourus tient autant voire plus à des éléments techniques, culturels et psychologiques qu'à la seule efficacité de la répression et de la peur du gendarme, même si cette dernière a évidemment joué un rôle.
L'amélioration continue depuis trente ans de la tenue de route des véhicules, de leur sécurité active (en mouvement) et passive (résistance aux chocs), du freinage, des pneumatiques, de l'éclairage, des technologies de sécurité (airbags, ABS, contrôles de trajectoire...), des infrastructures routières et notamment des revêtements et de la signalisation, la maturité plus grande des conducteurs et un meilleur respect des règles de circulation et enfin l'efficacité de la médecine d'urgence sont l'ensemble des facteurs qui ont réduit le nombre d'accidents et leurs conséquences. En 1970, on pouvait rouler en France impunément à 200 km/h avec 1 gramme d'alcool dans le sang sans ceinture de sécurité et avec une voiture qui ne tenait pas la route posée sur des pneus de la largeur de ceux d'une moto, qui freinait mal et explosait littéralement au moindre choc! Pas étonnant donc si le nombre de morts par an sur les routes est passé de 17.000  en 1971 à moins de 3.400 l'an dernier.
Illustration de la différence entre les discours et la réalité, la mise en cause il y a quelques jours des comportements des conducteurs sur les autoroutes. Ces  mauvais comportements sont sans doute bien réels, mais leur impact sur la sécurité routière est presque inexistant. Les autoroutes sont de très loin les voies les plus sûres. L'association 40 millions d'automobilistes explique ainsi que «depuis 2012, les accidents mortels sur autoroute ne représentent plus que 6% du total des accidents, ce qui en fait le réseau le plus sûr de France. De plus, ces accidents ne sont dus que pour 13% d’entre eux à une vitesse inadaptée. Ce qui représente un peu plus d’une vingtaine de morts par an.»
Plus significatif sans doute, les autoroutes françaises sont tout simplement les plus sûres d'Europe avec 5,4 morts par milliard de kilomètres parcourus devant les autoroutes anglaises ou suisses et leurs vitesses limitées à respectivement 115 km/h et 120km/h, inférieures au 130hm/h en France.
Pour réellement réduire les accidents, il faudrait une tolérance zéro pour l'alcool et la drogue au volant, une meilleure formation des conducteurs, l'interdiction totale du téléphone et autres facteurs de distraction du conducteur, l'amélioration de l'état du parc automobile avec notamment un contrôle technique des véhicules anciens comparable à ce qui se fait souvent ailleurs en Europe, l'amélioration du réseau routier secondaire, une répression impitoyable du million de conducteurs sans permis et sans assurance et une visite médicale obligatoire et régulière pour les conducteurs de plus de 60 ans.
L’exemple à suivre est celui de la Suède qui est le pays au monde où il y a le moins de morts sur les routes en proportion de la circulation. Pourquoi? Le pays a multiplié les barrières qui séparent les voies et les pistes cyclables des routes empruntées par les automobiles. Plus de 12.000 zones protégées comprenant des ponts et des signalements renforcés permettant aux piétons de traverser les routes ont été installées.
Mais cela est coûteux et compliqué. Alors on préfère en France continuer à installer des radars de plus en plus sophistiqués qui alimentent les caisses d’un Etat en perpétuel déficit.

11/09/2014

Des idées pour ameliorer la securité routière

Christian Cabus, le président de la commission extra-municipale
Une commission extra-municipale a été mise en place à Lannemezan sur le thème «Prévention et sécurité routière». Le point avec Christian Cabus, son président.
On ne le dit jamais assez mais la sécurité routière revêt une importance majeure dans la vie d'une commune. Conscient des enjeux, Bernard Plano et les élus de Lannemezan ont décidé de créer une commission extra-municipale, ouverte aux habitants, sur ce thème.
Deux réunions se sont tenues et deux rapports ont été transmis au conseil municipal qui, au final, décidera après consultation des propositions de la commission extra-municipale.
Samedi, en présence de Zoulikha Chebbah, maire adjointe en charge de la sécurité routière ; de MM. Golla, de la police municipale ; Maffre, de la brigade motorisée de Lannemezan, des délégués de quartiers et des membres de la commission, aura lieu une nouvelle réunion.
Concrètement, la commission extra-municipale propose qu'à la sortie du collège et du lycée, «un minirond-point soit l'une des solutions, avec une sortie par la rue du Stade et la cité des Bans. La présence d'un policier municipal assurant l'écoulement du trafic serait utile». Au carrefour du Pont-d'Espagne, rue du 6-Mai-1945, rue des Résistants, elle souhaite que soit modifié le sens de circulation dans la rue Despeaux en supprimant le feu tricolore et en mettant cette rue en sens unique avec une sortie rue du Tir. La pose régulière d'un radar pédagogique dans différents axes de la ville est aussi préconisée pour réduire la vitesse

10/09/2014

Sécurité routière : les jeunes bientôt au régime zéro alcool ?

Sécurité routière. Un rapport confidentiel, auquel nous avons eu accès, propose de limiter le taux autorisé pour les conducteurs novices à 0,2 g/l de sang au lieu de 0,5 g actuellement. Une mesure contestée.





La France va-t-elle prendre exemple sur certains de ses voisins européens en imposant un taux maximal d'alcool dans le sang plus restrictif pour les jeunes conducteurs ? Dans un rapport d'évaluation de la politique de sécurité routière remis en juillet au ministère de l'Intérieur mais jusqu'ici tenu secret, les inspections générales de l'administration, de la gendarmerie et de la police nationale suggèrent de « retenir un taux de 0,2 g/l de sang (au lieu de 0,5 g/l) pour les conducteurs novices de moins de deux ans ».
SUR LE MÊME SUJET
Le Luxembourg, l'Irlande, la Grèce ou le Portugal ont déjà mis en oeuvre cette mesure tandis que l'Allemagne, la Suisse et l'Italie appliquent la tolérance zéro alcool pour les automobilistes n'ayant que deux à trois ans de permis. Il est communément admis qu'un verre fait monter le taux de 0,15 à 0,30 g selon la corpulence. Cela revient donc à dire que même avec un seul verre, certains pourraient se retrouver dans le rouge.

« Compte tenu du manque d'expérience des conducteurs novices, de leur taux d'accident et de l'impact sur les temps de réaction d'une alcoolisation même légère, la réduction de l'alcoolémie admise pour les conducteurs novices a un sens », souligne ce rapport qui suggère plusieurs autres mesures chocs pour réduire l'accidentalité routière (voir ci-dessous). Au ministère de l'Intérieur, on parle d'un « document de travail » et l'on explique étudier « avec l'ensemble des ministères concernés certaines des pistes proposées ».

Le rapport de 319 pages, que nous avons pu consulter, fait suite à une lettre de mission rédigée le 2 janvier par l'ancien ministre de l'Intérieur. Manuel Valls avait notamment demandé d'examiner « les facteurs de risques que représente la conduite sous l'emprise de l'alcool ou de produits stupéfiants ». « En 2013, les conducteurs de 18 à 24 ans ayant consommé de l'alcool étaient impliqués dans un accident sur deux entre minuit et 6 heures du matin, les samedi et dimanche », s'alarmait en début d'année le premier flic de France.

Estimant que « les actions d'éducation et de prévention routière sont conséquentes mais insuffisantes pour les 16-24 ans », les auteurs du rapport reconnaissent que cette réduction du taux légal d'alcool « serait vraisemblablement mal perçue par les conducteurs novices qui y verraient une restriction de leur liberté ». « Il est toutefois vraisemblable que leurs proches soient favorables à une telle mesure de prévention qui nécessiterait, pour être acceptée, de ménager un temps de contrôle pédagogique avant d'être appliquée strictement. » Les auteurs du rapport se demandent par ailleurs si, « en cas d'alcoolémie entre à 0,2 g/l et 0,5 g/l, il convient de retirer six points de permis, soit de fait la totalité du permis pour les novices de moins d'un an ».

Cette mesure ne fait d'ailleurs pas l'unanimité auprès de certaines associations de sécurité routière qui rappellent que « dans plus des deux tiers des accidents mortels impliquant un conducteur ivre, l'alcoolémie est supérieure à 1,5 g/l ». « Le taux de 0,2 g/l correspond à une quasi-absence de consommation d'alcool dans la soirée et non à une limitation de cette consommation », souligne ce rapport. Ses auteurs appellent à relancer la « lutte qui piétine contre les addictions au volant ».
Le Parisien

22/06/2014

Statistiques: la France renoue avec les mauvais chiffres





 Accident de la route à Roubaix en janvier



Les chiffres de l'accidentalité routière du mois de mai étaient redoutés et ils sont tombés. Ils sont mauvais. 258 vies fauchées contre 224 en mai 2013. Soit une hausse de 15,2 %. Les chiffres des mois précédents étaient déjà négatifs.
Les chiffres de l'accidentalité routière du mois de mai étaient redoutés. Ils viennent de tomber et ils sont mauvais. Après les chiffres désastreux du mois de mars et d'avril dernier qui enregistraient une hausse respective de la mortalité de 28% et de 8%, la France doit faire face à une nouvelle augmentation des tués sur la route.
Elle atteint les 15,2%, soit 258 vies fauchées contre 224 en mai de l'année précédente. Les autres indicateurs sont tout aussi inquiétants. Les accidents corporels sont en hausse de 8,9%, et le nombre de personnes blessées s'élève à 6242 contre 5678 en mai 2013, soit une hausse de près de 10%.
Le pays renoue clairement avec les mauvais chiffres. Il ne s'agit pas d'un décrochage accidentel mais bel et bien d'un renversement de tendance.

Alcool, vitesse, somnolence...

Le bilan 2013 de l'accidentalité avait certes été exceptionnel et il est désormais difficile pour le gouvernement de faire mieux. Avec une baisse de 11% des tués (3250 au lieu de 3645 en 2012), la France avait ainsi connu un record. L'hiver qui s'était prolongé jusqu'en mars avait paralysé les routes, la crise et la hausse du carburant avaient contraints les automobilistes à rouler moins vite. Et le gouvernement avait surfé sur le lancement décidé par la droite des «radars mobiles mobiles», ces fameux appareils qui, installés dans des véhicules de police banalisés en circulation, flashent les contrevenants. À grand renfort de communication sur cet arsenal, la gauche a joué sur la peur du gendarme et cela a marché. Mais les effets ont fait long feu.

Désormais, le gouvernement paie son immobilisme dans le domaine de la sécurité routière. Que ce soit sur la vitesse, ou l'alcool, -deuxième cause de mortalité-, ou encore la somnolence -premier risque sur autoroute-, aucune mesures marquante n'a été prise.
En réactivant le Conseil national de la sécurité routière (CNSR), Manuel Valls, quand il était alors à la tête du ministère de l'Intérieur, a mis en place une vaste machine de communication. Le CNSR rend des avis, occupe le terrain médiatique, mais ensuite, aucune décision n'est prise. Le CISR, le Comité interministériel à la sécurité routière, qui doit concrétiser des suggestions émises par le CNSR, a disparu des radars…
Nombre d'associations tirent la sonnette d'alarme. Après la réunion en assemblée plénière du CNSR lundi où il a été question des baisses des vitesse sur le réseau secondaire, et du permis de conduire, François Pierson, président de l'association Prévention Routière, a rappelé «qu'au-delà des recommandations concernant le permis de conduire et la vitesse, il est désormais primordial que le gouvernement s'attaque très vite aux autres causes d'accidents de la route que sont l'alcool, l'usage du téléphone au volant, la fatigue… Et ce grâce à l'élaboration d'un véritable plan de lutte contre l'insécurité routière, seul moyen d'atteindre l'objectif des moins de 2000 tués sur les routes à l'horizon 2020.» Un sentiment largement partagé.

17/05/2014

Le Sénat ajoute une formation aux premiers secours pour le permis de conduire !

Le Sénat ajoute une formation aux premiers secours pour le permis de conduire





Le Sénat a été unanime, mercredi 30 avril, pour adopter une proposition de loi UMP ajoutant une formation aux premiers secours dans le cadre de la préparation du permis de conduire.

Lire notre note de blog : Permis de conduire : où trouver la « meilleure » auto-école ?
Le texte doit encore recevoir l'aval de l'Assemblée nationale, mais le gouvernement a pris l'engagement, par la voix du secrétaire d'Etat aux collectivités, André Vallini, de prendre le décret d'application d'ici à l'été. La proposition de loi de Jean-Pierre Leleux ne contient qu'un article : « Les candidats à l'examen du permis de conduire sont formés aux notions élémentaires de premiers secours en cas d'accident de la circulation. Cette formation est sanctionnée dans le cadre de l'examen du permis de conduire. »
« LES PREMIERS INSTANTS SUIVANT L'ACCIDENT SONT DÉCISIFS »
Le contenu de la formation et la vérification de son assimilation par les candidats seront fixés par voie réglementaire. « Les efforts de la France en matière de sécurité routière ont permis une baisse considérable du nombre de personnes tuées chaque année sur la route depuis les années 1970, avec un seuil qui est passé de 6 000 tués sur les routes dans les années 1970 à environ 4 000 victimes aujourd'hui », a souligné M. Leleux.

« Mais de nombreuses victimes d'accidents de la route décèdent avant l'arrivée des secours », a déploré le sénateur des Alpes-Maritimes. « Or, il s'avère que dans certains cas les premiers instants suivant l'accident sont décisifs et que les premiers témoins sont les seuls à pouvoir intervenir de manière efficace. On estime que chaque année entre 250 et 350 vies pourraient être sauvées si ces témoins connaissaient les gestes de premiers secours », a-t-il souligné.
La formation qu'il préconise concerne des notions élémentaires de premiers secours : alerter les secours, baliser les lieux, ventiler une victime, comprimer pour arrêter une hémorragie, et sauvegarder la vie des blessés. « Si la lutte contre les maladies les plus terribles n'a pas donné tous les résultats espérés, nous pouvons empêcher la mort sur la route », a souligné de son côté Jean Boyer (UDI-UC). Il s'est même prononcé pour une formation régulière aux gestes de premiers secours, « tous les cinq ans à partir d'un certain âge, ainsi qu'une mise à jour pour mieux suivre l'évolution de la réglementation ».

« PAS NORMAL QU'IL SOIT INDIVIDUEL ET PAYANT »
« L'apprentissage des gestes de premiers secours est un enjeu collectif », a estimé Michel Le Scouarnec (CRC, Communiste, républicain et citoyen), ajoutant toutefois qu'il n'était « pas normal qu'il soit individuel et payant — moins de la moitié des français l'ont suivi. C'est un enjeu de santé publique ». Roger Madec (PS) a rappelé que, depuis septembre, « le gouvernement a engagé une réflexion sur le permis de conduire, pour réduire les délais, la fiscalité et les accidents impliquant des jeunes conducteurs ». « Il pourra intégrer cette proposition de loi, même si elle relève du domaine règlementaire, à son projet de réforme », a-t-il déclaré.
« La sécurité routière ne repose pas seulement sur la répression, a jugé Gilbert Barbier (RDSE, à majorité PRG). D'où l'intérêt de cette proposition de loi. » Esther Bassens (écologiste) a salué « le travail de la rapporteure de la commission des lois Catherine Troendle (UMP), qui a prévu qu'au lieu d'une épreuve spécifique l'examinateur devra s'assurer que le candidat maîtrise les notions élémentaires des premiers secours ». « Encore faut-il que cette formation soit effectivement dispensée à tous, dès l'école, au travail et tout au long de la vie », a-t-elle conclu.