04/11/2016

DROGUES

Campagne de sensibilisation conduite et stupéfiants
La prise de stupéfiants est illégale, au volant elle peut être fatale.
La conduite, dans la rue , au travail . Les plantes classées comme stupéfiants, est interdite, quelle que soit la quantité absorbée.
Sécurité routière

Le risque de perdre vos réflexes au volant
Prendre des stupéfiants a des conséquences sur votre conduite :
Le cannabis
Il entraîne une baisse de la vigilance, une mauvaise coordination, un allongement du temps de réaction et une diminution des facultés visuelles et auditives.
L'ecstasy 
Cette drogue crée un état d’éveil et d’excitation qui masque la fatigue, elle donne un sentiment d’assurance, de contrôle de soi et provoque un comportement irrationnel au volant.
La cocaïne 
Elle entraîne une conduite agressive qui s'associe à des erreurs d’attention ou de jugement et peut provoquer la perte de contrôle du véhicule.
Les opiacés 
Ils provoquent (opium, morphine) une perte d’attention, des réflexes et de la conscience du danger et des obstacles.
Le risque d'être contrôlé(e) positif(ve)
La police et la gendarmerie disposent d’un test salivaire qui a la capacité de détecter les différents types de drogues en quelques minutes. Ce dépistage peut être effectué même lorsque mon véhicule est à l’arrêt, moteur coupé. Le dépistage est obligatoire en cas d’accident mortel. Ce test indique le type de drogue prise : le cannabis, la cocaïne, les opiacés, l’ecstasy et les amphétamines.
En cas de test positif, jusqu’à présent, le conducteur était transporté auprès d’un médecin pour un prélèvement sanguin. L’analyse en laboratoire de ce prélèvement permet de caractériser et confirmer l'infraction.
En 2017, avec la généralisation du prélèvement salivaire de confirmation, les forces de l’ordre n’auront plus à se déplacer en milieu hospitalier pour qu’un médecin effectue une analyse sanguine. Le temps gagné par les forces de l’ordre avec cette généralisation du prélèvement salivaire permettra ainsi de multiplier les contrôles et de mieux lutter contre l’insécurité routière.

Le dépistage peut être effectué en toute occasion, même lorsque le véhicule est à l’arrêt, moteur coupé. Tous les usagers de la route sont concernés, y compris les cyclistes et les personnes qui accompagnent un élève conducteur.
En fonction des drogues et des modes d’usages employés, le conducteur peut-être contrôlé positif plusieurs heures après la prise de stupéfiants (même jusqu’à plusieurs jours, par exemple en présence d’amphétamines).
Tout refus de se soumettre au test est équivalent à un test positif.
Le risque d'une peine très lourde
  • Jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 4 500 euros d’amende.
  • Jusqu’à 3 ans et 9 000 euros d’amende si le conducteur a aussi consommé de l’alcool.
  • Jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 150 000€ d’amende en cas d'accident mortel.
  • Un retrait automatique de 6 points de permis de conduire.
  • Un risque de suspension de permis pouvant atteindre 3 ans, voire l’annulation du permis avec interdiction de le repasser pendant 3 ans ou plus. Pour les détenteurs d'un permis probatoire, la première année, le conducteur voit son permis annulé.
Le risque de vous retrouver à payer une facture élevée
En cas d’accident après consommation d’un produit stupéfiant, les réparations de son véhicule ne sont pas prises en charge par l’assurance, il perd le bénéfice des garanties complémentaires souscrites auprès de celle-ci qui peut également résilier le contrat.
Les personnes blessées lors de l’accident peuvent demander en justice des dommages et intérêts très importants.
Le risque de vous tuer, ou de tuer quelqu'un

En 2015, 23 % des personnes décédées sur les routes ont été tuées dans un accident impliquant un conducteur sous l’emprise de stupéfiants.
La conduite sous l’emprise du cannabis double le risque d’être responsable d’un accident mortel. Ce risque est multiplié par 15 si le conducteur a mélangé cannabis et alcool.
Parmi les 18-24 ans, 23 % des conducteurs contrôlés dans les accidents mortels sont positifs. Cette proportion   baisse légèrement à 19 % pour les 25-44 ans puis fortement à 4 % pour les 45-64 ans.